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Zagreb, tu m’as charmée

Voyageuse, j’ai photographié Zagreb comme un lieu où l’on s’arrête seulement le temps d’une escale, pour aller ailleurs, un peu plus à l’est…

Si vous êtes de passage à Zagreb, allez-donc faire un tour à l’office de tourisme, sur la place principale. Demandez-leur ce qu’ils vous conseillent comme visite à faire aux alentours… vous allez être bouche bée. Car oui, la première chose qu’ils vont vous conseiller de voir autour de la ville, c’est le cimetière! Le cimetière de Mirogoj, plus précisément. Et vous ne serez pas déçu, certes la visite peut paraitre morbide, mais elle en vaut la peine. Je n’avais jamais vu de cimetière aussi grand de toute ma vie, littéralement géant je dirai même, il s’agit d’un des plus grands d’Europe à vrai dire! Le cimetière fut crée en 1876, la construction de sa coupole, de ses arcades et de l’Église ont duré 50 ans. Chaque tombe est unique et reflète l’amour de ses proches.

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« Zagreb, c’est comme une très vieille personne, qui serait pourtant toujours à la recherche de son identité. Mais elle est aussi l’enfant capricieux, parfois déjà las, parfois impatient de désir, qui rejette ses héritages… Et entre ces deux pôles de son âme, la ville ne cesse jamais de brasser la cohérence de ses propres histoires, cultivées précieusement en marge des frontières, des nationalismes et des empires… Zagreb, c’est une constante, conserve sa propre tonalité en donnant raison à ses déraisons. C’est un diapason unique, notre ville, c’est un lieu en nous même, un monde où chacun se reconnaît dans l’harmonie des dissonances. » – L. Védrine.

C’est sur ces paroles intrigantes et labiles, lues dans le train qui nous menaient jusque dans la capitale que nous avons entamé notre parcours zagrebois, débarquant ici en fin d’après-midi, dans un vieux train tout droit venu de Ljubljana. Le voyage fut court, deux heures seulement et nous voilà dans la capitale croate, souvent ignorée des touristes qui lui préfèrent la côte adriatique et ses eaux bleues. Aux premiers abords, rien d’alléchant, nous sillonnons les petites ruelles en quête de notre hébergement qui nous accueille à bras ouverts. Au petit matin, nous sommes parti découvrir la ville, celle qui, comme le dit Julie dans son carnet de voyage, nous apparaît jaune et bleue. Celle qui gagne à être découverte.

À Zagreb, de nombreux marchés, grands et variés, offrant des jouets, des fruits, des légumes, et des fleurs en forme de choux. Intriguant. La population locale s’y retrouve et échange, bavarde. L’atmosphère est sympa, détendue; ici les gens font leur marché, la communication passe comme au temps des vieux bains romains. Des fruits bizarres nous interpellent, des odeurs… . Nous suivons les conseils de Zagreb, l’essentiel, ce fabuleux petit guide qui nous refile de bonnes adresses dans la capitale.

Des musées rigolos (ou pas) à Zagreb aussi, si vous souhaitez en visiter quelques-uns, je vous en recommande deux en particulier:

¤ Le musée des cœurs brisés, en face de la mairie (ironie), Ćirilometodska ulica 2, 10000, Zagreb. Exposition d’objets tous plus invraisemblables les uns que les autres, hérités d’histoires d’amour révoluesIl y en a pour tous les goûts, et tous les souvenirs.

¤ Le musée du champignonTrb bana Josipa Jelačića 3, sur la place principale. Après cette visite, vous saurez tout sur les champignons à manger, et ceux qui vous tuerons. Visite éducative, à ne pas manquer. Sait-on jamais.


Infos pratiques

Pour plus d’infos sur la destination, visitez l’Office de Tourisme de la Croatie

Emportez le guide des Editions Nomades avec vous pour toutes les bonnes adresses!

* Se loger: on s’est rabattu sur le Panorama Hotel faute de temps, pas mauvais, mais un peu loin du centre.

* Manger: une bonne adresse, le restaurant Pod gričkim topom, situé sur Zakmardijeve stube 5, une bonne adresse trouvée dans les Carnets de Traverse, ou bien encore chez Curieuse Voyageuse.

Zagreb est facile d’accès, en train depuis Ljubljana, deux heures seulement à raison de plusieurs trains par jour. Une fois sur place, la capitale se visite très facilement en bus, ou en tram, les tickets sont à prix raisonnables, et quoi de mieux que de voyager dans ces petits trams bleus des années 1973-1974… !


Crédits photos @ Violaine Malié et Pedro Pereira.

5 commentaires

    • ViolaineVM dit

      Bonjour Aurélie, de rien, ton carnet de voyage sur Zagreb était un plaisir à lire! 🙂

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