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Istanbul: le Musée de l’Innocence

Je ne suis pas très musée, il  faut dire ce qu’il est. Mais lorsque l’on m’a proposé de visiter le musée de l’Innocence, cela a éveillé ma curiosité. Un musée de l’Innocence, qu’est-ce-que cela peut bien exposer et raconter…?

Nous voilà donc à la conquête de ce musée dans le quartier stambouliote des antiquaires d’Istanbul. On a d’abord franchement galéré à le trouver je vais être honnête, on a tourner en rond pendant un moment et le quartier n’est pas plat alors autant vous dire qu’on avait bien mérité la visite! Puis à force de tourner, on a trouvé cette grande bâtisse rouge, le musée de l’Innocence (situé Firuzağa Mh., Dalgıç Sokak No:2, Beyoğlu, ma version de l’adresse serait plutôt “la ruelle en pente de Çukurcuma, à deux pas de l’avenue Istiklal”, si ça peut vous aider).

Le musée de l’Innocence, c’est tout d’abord une étrange collection qui rassemble maintes choses évoquant la vie quotidienne et la culture à Istanbul au cours de la période pendant laquelle se déroule le récit. Car oui, le musée est basé sur le roman de l’écrivain turc Orhan Pamuk (d’ailleurs, ce monsieur a reçu le Prix Nobel de Littérature en 2006).

Selon l’histoire, on dit qu’un amoureux transit nommé Kemal aurait regroupé tous les objets lui rappelant Füsun, son amour perdu. Puis il aurait ensuite raconté son histoire à Orhan Pamuk, qui en a fait un best-seller, puis un musée. Tout en contant l’histoire de Kemal, anti-héros attachant, Pamuk décrit la vie stambouliote des années 1970, il dépeint la ville dans laquelle il a grandi comme un pont entre tradition et modernité. Mais je ne veux pas vous dire toute l’histoire car le roman est attachant, et je vous conseille d’y jeter un coup d’œil.

Le musée quant à lui est organisé par étage, chacun d’entre eux représente les chapitres de tant à tant et à chaque étage, les vitrines représentent chacune un chapitre (83 au total) et racontent toutes une histoire différente, un moment de la vie quotidienne du personnage. Le dernier étage est rempli de dessins sur les mur, ceux de la fabrication de chaque vitrine et de textes. Si vous souhaitez passer du temps dans le musée, sachez que plusieurs bancs sont disponibles, ainsi qu’un exemplaire du roman dans chaque langues (européennes j’imagine, je n’ai pas vérifié toutes les versions). Si jamais l’envie de potasser sur place vous prenez.

A l’ouverture du musée, lors de la conférence de presse, Orhan Pamuk à clamé: « Nous disons que nos vies quotidiennes sont honorables et que nos objets doivent être conservés, les détails de nos gestes, de nos mots, de nos odeurs. Au bout du compte, la littérature et l’art, c’est transformer un objet familier en quelque chose d’inhabituel et étrange ». La preuve en quelques photos.

 

 Infos Pratiques

Le roman a été publié en 2008 à Istanbul, et en français en 2011 aux éditions Gallimard.

Après de longs délais, le musée a finalement été inauguré en avril 2012. Le projet a été soutenu par Istanbul 2010 – Capitale Européenne de la Culture. Ce musée a obtenu le Prix du musée européen de l’année 2014.

Le site du musée pour plus d’infos.

 Crédits photos @ Pedro Pereira

8 commentaires

    • ViolaineVM dit

      C’est vrai que les objets prennent plus de sens si on a lu le livre auparavant, mais même sans l’avoir lu, les vitrines ont leurs charmes et il y a plusieurs petits écriteaux qui racontent des morceaux du roman… 🙂

  1. C’est tout-à-fait original et singulier comme idée de Musée ! J’aimerais bien trouver un musée pour mes romans favoris… Il existe d’ailleurs peut-être, je vais lancer mes recherches 😉
    En tout cas si je passe à Istanbul, je ne manquerai pas d’y faire un tour !

  2. PS : Je viens de te nominer au Liebster Award.
    J’imagine que ce n’est pas la première fois, donc tu n’es pas obligée de jouer le jeu, mais c’était la première fois pour moi alors… 🙂

    • ViolaineVM dit

      Ahah merciii!!!! 😀 Non en effet j’ai été nominée quelques fois déjà mais ça fait toujours plaisir!! merci 🙂 je vais te rajouter sur mon article Liebster Award 😉

  3. Dorine Bertrand dit

    Bonjour,
    Pour illustrer un article de la revue Terrain nous souhaiterions pouvoir reproduire une photo de Pedro Pereira parue sur votre blog. Pourriez-vous me donner ses coordonnées?
    Cordialement
    DB

  4. Pingback: Le MIMA, au cœur des anciennes Brasseries Bellevue - Vio' Vadrouille

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