Laissez un petit mot!

S’expatrier en Irlande: ils ont franchi le cap!

S’expatrier, c’est une grande aventure, une importante décision qui n’est pas forcément facile à prendre. Pour certain(e), partir se fait avec facilité ou ce n’est tout simplement pas la première fois qu’on part: on plie bagages et c’est reparti! Pour d’autres, c’est faire face à de nombreuses questions, de nombreuses peurs et angoisses ou c’est une grande première que de quitter son pays. Dans tous les cas, et comme je vous en parlais dans mon article sur mon déménagement au Portugal, s’expatrier n’est pas un outil que l’on acquiert et que l’on peut réutiliser avec aise à chaque fois.

Vous êtes de plus en plus nombreux à m’écrire tous les mois quant à une expatriation en Irlande, que ce soit en République ou en Irlande du Nord. Vous me confiez vos angoisses, vos questions, votre hésitation à partir. Afin de vous aider dans ce choix, j’ai décidé de donner la paroles à 9 expatriés français afin qu’ils vous racontent leur expérience. J’espère que ces témoignages vous aideront dans votre décision.

N’hésitez pas à poser toutes vos questions dans les commentaires de cet article!

***

1/ Depuis combien de temps vis-tu en Irlande et où es-tu basée en Irlande?

Julie, à Belfast:

Je suis arrivée début janvier, donc ça fait 2 mois que je suis sur Belfast.

Marc, à Cork:

Je suis à Cork en Irlande depuis 5 mois environ.

Sorda, à Kilkenny, puis à Derry:

Je vis en Irlande depuis un peu plus d’un an maintenant. J’étais basée à Kilkenny et maintenant je suis à Derry en Irlande du Nord depuis le 1er septembre.

Marine, à Tramore:

Je vis en Irlande depuis cinq mois et demi et je suis basée à Tramore, dans le comté de Waterford.

Marine, à Waterford:

Ça fera 5 ans le 29 juin que je suis en Irlande.

Claire, à Limerick:

Je suis arrivée en Irlande fin septembre. Cela va donc faire 6 mois que j’y suis. J’habite et travaille à Limerick.

Henri, à Dublin:

Je suis en Irlande depuis 4 mois seulement je suis basé à Dublin.

Clément, à Dublin:

Je suis arrivé à Dublin en août 2015, j’ai toujours habité en centre ville.

Maryse, à Dublin:

Je suis à Dublin depuis 8 mois.

2/ Quelles étaient tes motivations pour partir vivre en Irlande?

Julie, à Belfast:

Mes principales motivations étaient tout simplement le fait de bouger. Cela faisait un moment que je voulais partir de la France, histoire de voyager un peu et plus que voyager, de vivre ailleurs. Je voulais aussi améliorer mon anglais. Je pense que vivre dans un pays anglophone est le meilleur moyen de le faire. Pourquoi l’Irlande (du nord pour ma part)? J’avais envie de verdure, après le reste s’est fait au feeling et aux opportunités.

Marc, à Cork:

Je voulais travailler dans un pays anglophone et après avoir vécu 4 ans en Pologne, je voulais un peu de changement. Depuis ado, je rêvais de visiter l’Irlande, étant un passionné de culture celtique… et de pubs irlandais. Je voulais rencontrer des habitants sympas, bavards et accueillants. Côté fêtes, je m’attendais à de la folie !

Sorda, à Kilkenny, puis à Derry:

Mes motivations au début, c’était seulement de découvrir un nouveau pays. Puis par la suite, c’est devenu une raison suffisante pour être auprès de mon compagnon.

Marine, à Tramore:

Je suis assistante de français ici à Tramore: je reste pour l’année scolaire et après je rentre. Si j’ai choisi l’Irlande, c’est pour ses paysages, les gens et la bière 😂. Je suis bretonne, alors la culture celtique, je kiff! Ah ah!

Marine, à Waterford:

Au départ, je n’étais partie que pour 3 mois, pour effectuer mon stage de fin d’étude.

Claire, à Limerick:

J’étais en train de finir mon Master en lettres sur Paris et je cherchais un moyen pour re-bouger. J’avais déjà épuisé mes crédits Erasmus pour le Master en partant un an en Italie et j’avais rapidement entendu parler d’un programme pour être assistante de langue. J’ai regardé les pays proposés, et très vite, ne souhaitant pas pour le moment partir hors Europe, j’ai dû choisir entre les pays anglophones européens et l’Italie (il faut parler la langue du pays pour postuler à ce programme). Et puisqu’il paraissait plus intéressant de découvrir une autre culture – et aussi parce que mon niveau en anglais avait clairement besoin d’une expérience immersive -, je me suis lancée pour les pays anglophones. Là, le choix ne s’est pas fait attendre : je ne voulais pas vivre dans une ville de banlieue et j’avais envie de beaux paysages. À cela s’ajoute une certaine passion pour l’histoire et la culture irlandaise, que j’avais un peu étudiée dans mon cursus, et des souvenirs d’un voyage quand j’étais petite, dans ce très beau pays. Limerick n’a par contre pas été un choix: on se voit imposer une destination avec ce programme…. Il va de soi que je n’aurais pas choisi Limerick vu ce que tout le monde en dit !

Henri, à Dublin:

Ma premièr motivation était surtout pour le travail. Je suis pâtissier de formation et je voulais découvrir autre chose que la cuisine française.

Clément, à Dublin:

J’ai suivi mon ex en Irlande car elle avait trouvé un boulot là-bas. Je m’ennuyais en France depuis un moment, alors j’ai choisi de la suivre.

Maryse, à Dublin:

Mes motivations étaient le travail (ce qui est très simple à trouver en comparaison à la France), la nouveauté, l’apprentissage de l’anglais ainsi que la découverte.

3/ Avais-tu des peurs/angoisses avant de partir, si oui lesquelles?

Julie, à Belfast:

Bien sûr, je pense qu’on a tous de l’appréhension devant l’inconnu. J’avais peur de me retrouver isolée ou que ça ne me plaise pas, finalement. Ou tout simplement de ne rien trouver ici et de retourner bredouille en France.

Marc, à Cork:

J’avais pas mal de craintes concernant la recherche d’un logement, j’avais entendu parler de la crise. Comme je n’aime pas la colocation, je voulais déjà éviter ça.

Sorda, à Kilkenny, puis à Derry:

Aucune peur, aucune angoisse. L’Australie m’a beaucoup aidé, j’y ai fait un WHV (Working Holiday Visa) pendant un an et ça a renforcé mon envie de partir de France pour vivre ailleurs.

Marine, à Tramore:

Ça fait un petit bout de temps que je voyage à l’étranger. J’ai eu peur de ne pas assurer devant mes étudiants. Mais sinon, pour le fait de partir dans un autre pays. J’ai l’habitude. Et puis les gens ici sont adorables.

Marine, à Waterford:

Étant partie au départ pour 3 mois de stage seulement et ayant été embauchée après 2 mois, je suis partie sans angoisse. Quand j’ai accepté le poste et que je suis partie chercher mes affaires, c’est surtout pour ma mère, alors toute seule en France, que j’ai eu peur.

Claire, à Limerick:

J’avais déjà vécu à l’étranger, je savais que c’était faisable, que l’Irlande ne serait pas extrêmement dépaysante, que mon travail et le fait de faire partie d’un programme me permettrait assez vite de me faire des amies. Les peurs, elles étaient de me retrouver seule à la campagne … ça me fascinait, me faisait envie et en même temps, peur de me sentir vraiment seule dans ce pays. Pour le reste non, sauf quand j’ai appris que je partais pour Limerick : peur d’être dans une ville “dangereuse” le soir, peur de vivre dans un endroit moche. Ah et si, tout de même : peur de ne pas comprendre mes élèves !

Henri, à Dublin:

La seule peur que j’avais, c’était de me retrouver perdu au niveau de la langue, et de me retrouver seul dans une ville que je ne connaissais pas. Au final, tout c’est très bien passé.

Clément, à Dublin:

J’angoissais de quitter ma ville où j’ai vécu 29 ans, de laisser ma famille, mes potes, ma vie, ma zone de confort.

Maryse, à Dublin:

Avant mon départ, ma seule crainte était de ne pas trouver un logement à un prix abordable, ou avec des colocataires pas forcément agréables à vivre au quotidien. Tout le reste me rendait plutôt impatiente et enthousiaste. Une fois sur place, j’avais toujours un peu peur de rien trouver. J’ai choisi un logement un peu au hasard. Ma première colocation était loin de me plaire. Deux mois plus tard, je décide de quitter ma chambre lorsque je suis tombée par hasard sur une annonce (un groupe sur Facebook), j’ai aussitôt envoyé un message puis j’ai aménagé une semaine plus tard. Mes colocataires sont adorables, l’appartement est bien situé et pas trop cher ! Ce n’était donc pas la peine de m’angoisser, finalement.

4/ Qu’est-ce qui t’a convaincu de partir, de franchir le cap?

Julie, à Belfast:

L’aventure et la découverte ! L’envie de partir était plus forte que l’appréhension et le confort routinier.

Marc, à Cork:

Au départ, je cherchais plutôt du travail en Irlande du Nord. Mais le recrutement avec VoxPro s’est fait très vite après ma démission de mon travail en Pologne. Etant habitué à voyager, je n’ai pas hésité: j’ai acheté mes billets d’avion et tous s’est passé rapidement jusqu’à l’aéroport de Cork.

Sorda, à Kilkenny, puis à Derry:

Je me suis dit que, dans la vie, il faut vivre ses rêves et ses envies. C’est comme ça que j’ai décidé de franchir le cap.

Marine, à Tramore:

J’ai franchi le cap parce qu’après ma première année de Master, j’ai eu besoin de m’aérer l’esprit. J’aime pas rester trop longtemps dans un pays. C’est cool de casser la routine.

Marine, à Waterford:

Stage de fin d’études à l’étranger obligatoire dans ma formation donc pas le choix. Ce qui m’a convaincue de rester, c’est le fait de ne pas avoir à rentrer en France et à passer plusieurs mois à chercher un poste dans mon industrie. Je m’étais déjà bien intégrée à l’équipe et j’avais rencontré des gens à l’extérieur. Ça me semblait idéal.

Claire, à Limerick:

Une fois de plus, le cap a été assez vite franchi. Je ne partais que pour un an. On n’a pas peur quand on part pour un an. Par contre, je viens de me décider à rester un an de plus et là il y a certaines craintes qui resurgissent : peur de ne pas s’intégrer assez, peur de vraiment finir par ne plus supporter le mauvais temps. Mais bon, rien d’effrayant, pas de quoi renoncer ! Donc, pour répondre à la question, ce qui m’a amenée à partir a été l’envie de voyager, de me faire une expérience de prof à l’étranger, de sortir de France, de voir autre chose. C’est toujours plus sympa de choisir l’aventure que la stabilité.
Ce qui m’a convaincu de rester, c’est la gentillesse des personnes rencontrées dans ma colocation, au collège et même dans les commerces ! C’est très agréable, par exemple d’avoir un problème avec sa voiture en Irlande, parce que tout le monde vous aide à le résoudre, tous les garagistes sont adorables et aux petits soins. Le travail aussi y a joué… je ne serai pas restée sans ça.

Henri, à Dublin:

J’ai reçu une offre d’emploi que je ne pouvais pas refuser, donc je n’ai pas vraiment réfléchi: j’ai dis oui et puis j’ai pris mes billets.

Clément, à Dublin:

J’étais très amoureux!

Maryse, à Dublin:

Je suis déjà partie à Lisbonne durant une année. C’était surtout car je ne trouvais pas de travail en France et ne supportais pas à l’idée de rester chez mes parents, sans argent. J’avais 21 ans, l’impression de stagner et j’étais surtout très curieuse de découvrir quelque chose de différent.

Je suis retournée en France après avoir vécu une superbe expérience au Portugal. J’avais déjà hâte de découvrir un nouveau pays. Après de multiples CV envoyés, j’obtiens enfin un entretien. On m’annonce que j’ai le poste et que je dois me rendre en Irlande dans une semaine pour commencer. C’était très rapide, mais j’ai foncé.

5/ Aujourd’hui, avec un peu de recul, qu’est-ce que tu penses de cette décision d’expatriation?

Julie, à Belfast:

A l’unanimité quand je suis partie, tout mon entourage m’a dit “T’as raison, faut le faire maintenant tant que tu peux (= sans enfants ni CDI) après c’est trop tard“. Alors je ne sais pas si c’est trop tard après, mais je suis d’accord sur le fait qu’il faut le faire tant qu’on peut, ne pas avoir le regret de ne pas avoir osé. C’est pas évident tous les jours, mais ça ne l’est pas moins que dans mon pays natal, donc ça va !

Marc, à Cork:

Après 5 mois passé sur place, je suis assez déçu de mon expérience en Irlande, au point que j’ai pris la décision de quitter le pays. Les problèmes pour trouver un logement ont pas mal entamés mon moral (trop cher, trop éloigné du travail ou du centre ville et en plein hiver). Les transports en communs sont une catastrophe sur Cork. Les assurances auto sont hors de prix pour les français. Et grosse déception sur le plan humain, je ne trouve pas les irlandais si accueillants que ça. C’est la première expatriation où je me suis senti vraiment seul :/ .

Sorda, à Kilkenny, puis à Derry:

Avec le recul, je me rends compte que cette expatriation n’avait rien d’un caprice et que je n’ai jamais pris aussi bonne décision que celle de m’expatrier.

Marine, à Tramore:

Je pense que j’ai pris une très bonne décision. Après, c’est pas tous les jours le monde des Bisounours. Il y a des jours pourris, mais c’est la vie. J’aurais eu des jours pourris en France aussi. Et puis ça forge le caractère, ça te donne de l’expérience, ça t’ouvre des possibilités. Plein de positif contre peu de négatif finalement. Partir, c’est le meilleur moyen de savourer son retour à la maison !

Marine, à Waterford:

Aujourd’hui, je suis tiraillée. Les irlandais sont extrêmement gentils et accueillants, mais quelque part, ils n’ont pas besoin des étrangers et s’intégrer réellement n’est pas chose facile… Et le climat peut miner le moral. J’ai essayé de rentrer en France il y a trois ans, plus précisément en région parisienne dont je suis originaire. Au bout d’un mois, j’ai refait mes valises direction l’Irlande: les grandes villes aux gens mal aimables, c’est plus pour moi. J’ai rencontré mon copain qui est irlandais, ce qui me complique la tâche pour rentrer. J’aimerai idéalement aller m’installer dans le sud de la France, mais je ne suis pas sûre de vouloir le pousser à l’expatriation parce qu’honnêtement, c’est pas toujours facile ou tout rose. J’ai perdu des amis que je connaissais depuis le berceau et que je considérais comme ma famille, ma mère est seule en France et quand mes amis étrangers que j’ai rencontré ici décident de rentrer dans leur pays, c’est difficile. Donc je ne regrette pas d’être partie, mais je ne suis pas non plus sûre que je resterai toute ma vie ici.

Claire, à Limerick:

L’intégration a été un peu difficile au début. Si les Irlandais que je croisais étaient adorables (ils vous incluent notamment très facilement dans les conversations), difficile d’aller plus loin, d’en faire de vraix amis. Ça nous a poussé à rester entre français au début. Et puis avec le temps, on se crée des repères, des habitudes, on revoit les mêmes gens, on commence à les voir plus souvent, on se fait des amis. L’Irlande m’apprend beaucoup, d’une part parce qu’il y pas mal d’éléments de leur culture que j’ai découvert et qui ont changé mes façons de faire : je suis plus sociable, je fais beaucoup plus l’effort de faire la conversation à des gens que je ne connais pas, je suis moins radine aussi (les Irlandais sont tellement généreux !). Et ce pays est magnifique… J’aime y voyager non pas comme une touriste mais comme une personne qui commence à comprendre, à remarquer des détails qui font écho à tout ce que je découvre au quotidien. Tous les assistants n’ont pas aimé autant que moi leur expérience en Irlande, et tous ne vont pas chercher à rester un an de plus. Pour moi, ce qui joue, c’est que je suis bien là où je suis : j’ai reconstruis ma vie, mes cercles d’amis, j’ai mes cours de danses, d’accordéon, mes sorties ciné, des concerts dans les pubs, des régions incroyables à explorer. Et puis ça fait toujours du bien d’aller ailleurs, on en tire forcément quelque chose. Je n’y passerai pas ma vie, mais je me permets de savourer cette douce parenthèse.

Henri, à Dublin:

Je pense que ça a été une très bonne décision. Je n’ai vraiment aucun regret et c’est une expérience qui fait vraiment grandir et qui ne peut apporter que des bonnes choses. Je suis venu ici pour le travail avant tout, donc je compte y rester au minimum un an pour vivre une véritable expérience à Dublin avant de repartir ailleurs. C’est une ville à taille humaine, ce que j’apprécie beaucoup et les gens sont agréables, conviviaux. C’est une ville qui bouge beaucoup et on y fait toujours des rencontres.

Clément, à Dublin:

Bien que n’étant plus avec la demoiselle en question, partir fut probablement la meilleure expérience de toute ma vie. C’est une belle ouverture sur le monde vu à quel point Dublin est cosmopolite, et découvrir une autre manière que celle de la France de faire les choses. Si c’était à refaire, je le referais !

Maryse, à Dublin:

Mes deux seules expatriations se sont faites sur un coup de tête. Je ne pensais pas spécialement adorer le Portugal mais pourtant, j’ai eu un réel coup de coeur. En arrivant à Dublin, je pensais adorer mais ce n’est pourtant pas le cas. J’ai réalisé que j’avais certaines attentes, que ce soit au sujet de la météo ou bien le coût de la vie (par exemple). Finalement, j’y ai vécu quelque chose de différent, et c’est ce que je voulais en tout premier lieu.

Globalement, je ne regrette aucune de mes expatriations. Je pense que c’est enrichissant. Cela permet de savoir ce que l’on veut ou ne veut pas. Maintenant, j’ai hâte de partir dans un nouveau pays ensoleillé ! Avec du recul, je ne me vois pas retourner vivre en France pour le moment, bien que mes proches me manquent. Partir, ça me permet de me perdre un peu, de tout remettre en question et aussi de me comprendre, parfois.

J’espère que ces quelques témoignages, retours d’expériences, vous plairont et vous seront utiles. Peut-être arriverez-vous à vous identifier à l’une des situations dans laquelle l’un de ces expatriés français s’est retrouvé? N’hésitez pas à poser toutes vos questions dans les commentaires de l’article!

VOUS ÊTES SUR PINTEREST? MOI AUSSI!

Epinglez cet article dans vos tableaux pour le garder bien au chaud 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *